VI- Conclusion

 

Au cours de ce TPE, nous nous sommes intéressés à l'empreinte carbone de l'automobile à l'heure actuelle et aux innovations en cours qui doivent permettre de la réduire.

Tout d'abord, nous avons observé les effets du CO2 sur l'environnement afin de comprendre pourquoi réduire nos émissions de carbone reste une priorité aujourd'hui. Ensuite, nous avons étudié le fonctionnement d'un moteur thermique et montré les améliorations qui avaient été faites pour réduire la consommation de carburant. Nous avons également analysé le mode de fonctionnement de la voiture électrique, car elle semble bien aujourd'hui au coeur du débat en tant qu'alternative à l'utilisation des combustibles fossiles. Dans la même optique, nous avons observé le fonctionnement d'une pile à combustible et les intérêts de l'hydrogène qui lui permettent de se démarquer des deux autres vecteurs d'énergie cités précédemment. Enfin, nous avons essayé de comparer ces différentes technologies en effectuant une approche du bilan carbone de 5 types de véhicules, à savoir la voiture à moteur à essence, à moteur diesel, à moteur électrique, la voiture hybride et enfin la voiture à PAC.

Nous avons donc pu constater que les voitures ayant le plus faible impact sur les rejets de CO2 sont la voiture électrique, à condition que l'électricité permettant de charger les batteries ne soit pas produite à partir de combustibles fossiles (charbon, gaz, etc), et la voiture à PAC, sous réserve que l'hydrogène soit de l'hydrogène "bleu". Oui, il est donc possible de limiter les émissions de CO2 de nos automobiles en optant pour l'utilisation de ces véhicules de plus faible impact carbone.

Cependant l'essor de ces voitures reste aujourd'hui conditionné par la résolution de défis technologiques qui permettront d'en réduire le coût de fabrication et de limiter la pollution indirecte générée (fabrication et traitement de la batterie pour la voiture électrique et difficulté de production propre d'hydrogène pour la voiture à PAC) : deux inconvénients majeurs de ces véhicules. Il est donc logique qu'aujourd'hui, la voiture à moteur thermique reste la plus utilisée, mais il est certain que les voitures électriques et les voitures à PAC vont se développer dans un avenir proche. Les consciences semblent prêtes, mais il reste à lever les derniers freins à travers des politiques étatiques et industrielles volontaristes.

Néanmoins, même si les solutions que nous avons envisagées semblent être des réponses convaincantes à la question posée, il est important de préciser que nous n'avons pas traité l'ensemble des problèmes de l'automobile. Nous avons en effet volontairement occulté d'autres types de pollution engendrées par l'automobile. Tout d'abord, les voitures ne rejettent pas que du CO2 car la combustion de carburant est souvent incomplète. C'est pourquoi il se crée également souvent du monoxyde de carbone, très toxique, ainsi que des particules fines également source d'effets sur la santé, notamment dans les villes. La chaleur générée dans les moteurs à combustion conduit aussi à faire réagir l'azote et l'oxygène de l'air pour former des oxydes d'azote, de formule NOx, poisons qui par ailleurs jouent un rôle non négligeable dans l'acidification des écosystèmes. Comme nous avons pu le voir, non seulement la voiture électrique porte à tord le surnom de voiture "0 CO2" mais de plus elle présente un impact indirect sur l'environnement du fait de la production et du retraitement de sa batterie. En effet, celle ci est faite à base de lithium, un métal dont l'extraction produit beaucoup de gaz polluants. Cette batterie est par ailleurs très difficile à recycler, et peut conduire à une pollution importante de l'eau si les filières de traitement ne sont pas respectées (rejet dans la nature par exemple).

En définitive, et parallèlement à cette analyse qui nous a permis d'évaluer l'impact carbone des véhicules actuels et à venir, l'objectif à atteindre ne serait-il pas de revoir globalement notre rapport à la voiture pour passer du tout "automobile individuelle" à des logiques de partage (location en fonction du besoin, co-voiturage), le développement et l'utilisation de transports en commun et enfin, la réduction de nos transports par un retour à des formes d'économies ou de travail locales qui peuvent aussi être favorisées par les technologies de communication (télé-travail,...).

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