I- A Le CO2, un marqueur de la pollution environnementale pertinent ?

 

 

Le bilan carbone est un indicateur qui permet essentiellement de mesurer la quantité de CO2 produite par une activité (1). Pour quelle(s) raison(s) considère-t-on aujourd’hui le CO2 comme un marqueur majeur de la pollution environnementale et ce critère est-il pertinent? Nous nous sommes intéressés à ces questions générales en préambule de ce projet qui cible l’impact carbone de l’automobile.

Les rejets de CO2 annuels mondiaux sont aujourd'hui estimés à environ 32 milliards de tonnes (3) et ils représentent près de 75% des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines (émissions anthropiques). La relation de causalité entre ces émissions anthropiques de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique est un fait maintenant acquis par la très grande majorité des experts. La contribution du CO2 à ce phénomène est donc majeure. L’augmentation des rejets de CO2 serait également responsable de l’acidification des océans. Ces deux phénomènes ont des effets néfastes sur l'environnement entraînant une destruction, souvent irréversible des écosystèmes (2). Ces notions sont développées dans le chapitre I-B.

Même s'il n'est pas la seule cause de dégradation de notre environnement, le CO2 représente bien un marqueur important de la pollution environnementale. On observe une prise de conscience et une volonté d’action à l’échelle de la planète afin de freiner le processus de dérégulation climatique qui tend à s’accélérer depuis quelques dizaines d’années. Les décisions de la dernière COP 21 en sont l’illustration : en 2016, les États se sont mis d'accord pour réduire leurs rejets de gaz à effet de serre de façon à limiter le réchauffement climatique en 2100 à 2°C.

Il apparaît aujourd’hui impératif d’agir sur différents leviers pour limiter l’impact carbone de l’activité humaine. La limitation des émissions de CO2 associées à l’automobile est un de ces leviers car la contribution des véhicules à ces émissions (de l'ordre de 20%) est importante. L'optimisation des émissions issues de l'usage automobile est donc également justifiée et pertinente (4)

 

 

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